Tous les amateurs de STARGATE connaissent bien les symbiotes Goa’uld.
Pour simplifier, il en existe deux sortes, les larves et les « adultes » et comme vous l’avez constaté, j’ai choisi la version mature.



LA FABRICATION
J’ai choisi pour des raisons évidentes de look et manipulation de le faire avec des matériaux simples.
Pour le corps j’ai utilisé du câble électrique souple de 5 conducteurs de 6 mm² appelé dans le jargon ( 5 G 6 ) sur une longueur de 57 cm.
Pour les nageoires, le rodoïde a fait l’affaire.
4 petits clous à tête demi-sphérique pour les yeux.
4 clous de 3 mm de diamètre pour les crocs.
Du fil de cuivre rigide de 1,5 mm² sur 30 cm de long pour la tête.
Du fil de cuivre rigide dénudé de 1,5 mm² sur 30 cm de long pour les deux nageoires « oreilles » .
De la carte plastique pour les cotés de la gueule.
2 rouleaux d’adhésif noir pour être sûr d’en avoir assez.
Du latex pré vulcanisé.
Du verni polyuréthane en bombe.
LA MISE EN FORME DU CÂBLE

J’ai commencé à façonner la queue et pour la rendre éfillée j’ai procédé comme suit ; j’ai taillé quatre formes triangulaires identiques sur une longueur d’environ 22 cm.



J’ai supprimé la ficelle centrale et dénudé les 5 conducteurs.

Après avoir démêlé les brins de cuivre, je les ai coupés de manière à les rendre de moins en moins épais vers leur extrémité.

Ensuite je les ai tout simplement vrillés serrés.

Avant de rabattre les 4 pointes de gaine en attente, je les ai poncées en dedans pour faire disparaître l’empreinte hélicoïdale des conducteurs, puis une fois en place, je les ai enrobées d’adhésif bien serré.

LA TÊTE
Sachant que la tête comporte 4 crocs, il était évident de supprimer un conducteur, j’ai donc gardé les 4 mieux placés afin de conférer une bonne symétrie.

Chaque conducteur mesure environ 5 cm.
Après les avoir garnis d’adhésif, j’ai découpé les deux cotés de la gueule en carte plastique.

L’écartement des pointes à la courbure concave est en gros de 3 cm.
Je les ai ensuite placés de chaque coté de la « bouche » avec un morceau d’adhésif intérieur et extérieur, par la même occasion, j’ai enfiché les crocs préalablement affûtés.


J’ai aussi ajouté un morceau de gaine fendue de quelques centimètres pour grossir la tête.

Sur laquelle j’ai enroulé le fil gainé pour obtenir un peu de stries et placé les yeux faits des 4 clous à tête demi- sphérique.


Encore un petit coup d’adhésif pour la fin.

LES NAGEOIRES
Elles sont chacune composées de trois parties, une membrane centrale et deux cotés identiques formant les membrures.


Afin de leurs donner de la texture tout en conservant un minimum de transparence, j’ai mélangé du noir mat dilué à 50% avec quelques centilitres de latex que j’ai ensuite badigeonné des deux coté et laissé sécher.

Cela a pour effet la pigmentation du latex par la peinture comme si de toutes petites veines étaient reliées entre elles.
La pose des nageoires se fait tout simplement en pratiquant des incisions horizontales aux bons endroits et en introduisant les pièces dans les fentes ainsi créées.

Pour les deux nageoires « oreilles »,j’ai utilisé le fil de cuivre dénudé comme armature sur laquelle j’ai collé deux faces d’adhésif l’une contre l’autre que j’ai ensuite découpées un peu à la manière des ailes de chauve-souris

Après deux trous de 1 mm de chaque coté du corps, je les ai plantées derrière la tête.

PEINTURE ET FINITION
Pour ne pas avoir de soucis de teinte et du fait que le symbiote est de couleur sombre, j’ai donc pulvérisé du noir mat à l’aéro sur toutes les parties sauf les nageoires couvertes de latex.


Une fois la peinture sèche, j’ai chargé de latex mon aéro « surfaceur » comme je l’appelle (car il a un gros bocal en verre dessous et utilise l’effet VENTURI ) et j’ai enduit tranquillement mon symbiote planté par les crocs la tête en bas dans un morceau de polystyrène.
J’ai mis autant de latex qu’il fallait pour noyer les effets « escalier » produits par le chevauchement de l’adhésif à chaque tour.
J’ai aussi tenu le sèche cheveux de l’autre main pour accélérer la prise du latex et ainsi éviter les coulures.
Surtout, je ne l’ai jamais touché avec quoi que ce soit pendant cette opération.
Après deux couches de vernis polyuréthane, j’ai pu le tenir dans les mains pour lui donner les teintes et nuances désirées.
Un petit mélange de gris foncé, brun et rouge pour le dessous et quelques effets sur les nageoires, du rose peau à l’intérieur de la bouche avec quelques nuances de blanc cassé.
Du blanc cassé pour les crocs, du rouge brillant pour les yeux, un peu de gris moyen pour les cernes le long du corps et pour la fin, 4 couches de vernis.
Pour finir je dirais que j’ai obtenu une bestiole assez ressemblante à ce que l’on voit dans la série et qu’il m’a fallut environ une semaine pour en venir à bout.






Par Thierry Lhuissier